Dans un entretien publié le 1er novembre par l’Agence Fides, Martin Luther King III et son épouse, Arndrea Waters King, appellent les responsables religieux et les croyants à opposer l’amour, le dialogue et la construction d’une communauté aux divisions. Leur propos a été recueilli lors du Forum interreligieux du G20, tenu du 15 au 17 octobre 2026 à Salt Lake City. Il donne une portée très actuelle au commandement évangélique d’aimer ses ennemis.
Une parole chrétienne face aux divisions
Fils du pasteur baptiste et figure des droits civiques Martin Luther King Jr, Martin Luther King III poursuit avec son épouse un engagement pour la non-violence et la justice sociale. Dans l’entretien publié par Fides, ils insistent sur la responsabilité des communautés religieuses lorsque les tensions gagnent la société.
Leur message ne réduit pas la paix à une politesse de façade. Arndrea Waters King reprend l’alternative formulée par Martin Luther King Jr : choisir entre le chaos et la communauté. Son époux souligne la nécessité de faire grandir une conscience de l’amour plutôt que de laisser les algorithmes et les réseaux nourrir l’hostilité.
Aimer son ennemi ne signifie pas approuver l’injustice
Pour un catholique, l’amour des ennemis ne demande ni de nier le mal ni de renoncer à protéger les victimes. Il refuse de souhaiter le mal de l’adversaire et cherche sa conversion plutôt que son écrasement. Le Compendium du Catéchisme de l’Église catholique rappelle que la haine volontaire s’oppose à la charité et que la paix repose sur la justice, la dignité des personnes et la fraternité.
Le pardon chrétien n’efface pas la vérité, la réparation ou la responsabilité. La non-violence évangélique peut défendre les droits sans reproduire la haine. Les travaux conservés par le King Institute de l’université Stanford montrent que Martin Luther King Jr présentait déjà l’amour des ennemis comme une force capable d’en interrompre l’enchaînement.
Un forum religieux tourné vers le bien commun
Le programme officiel du Forum interreligieux du G20 réunissait responsables religieux, universitaires, acteurs humanitaires et responsables publics autour de la paix, de la pauvreté, de l’éducation, de la liberté religieuse et de l’intelligence artificielle. Une couverture locale de KSL confirme que Martin Luther King III a participé à une table ronde consacrée à la manière de mieux vivre les désaccords.
Cette coopération ne demande pas aux religions d’effacer leurs différences. Elle cherche des actions communes au service de la dignité humaine. Cette approche rejoint, dans un autre contexte, notre décryptage des quarante ans de rencontres interreligieuses pour la paix à Assise.
Trois gestes concrets pour commencer
Notre éclairage : dans une famille, une paroisse ou un groupe, cet appel peut prendre une forme simple : écouter l’argument d’autrui avant de répondre, refuser les paroles qui déshumanisent et prier précisément pour une personne avec laquelle la relation est difficile. Ces gestes ne résolvent pas seuls les conflits politiques ou sociaux. Ils empêchent toutefois la division de devenir une habitude intérieure et donnent à la charité une forme vérifiable.
Illustration symbolique originale générée par intelligence artificielle : une table ronde, une Bible, une croix, une bougie et des rameaux d’olivier. Elle ne représente pas le Forum interreligieux du G20 ni ses participants.
Sources principales : Agence Fides, entretien publié le 1er novembre 2026 ; G20 Interfaith Forum, programme des 15–17 octobre 2026 ; KSL, compte rendu du 16 octobre ; Compendium du Catéchisme de l’Église catholique ; Martin Luther King, Jr. Research and Education Institute, Stanford.

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