À l’audience générale du 28 octobre 2026, Léon XIV a invité les catholiques à unir foi, formation et culture. Son propos ne présente pas une nouvelle règle de l’Église : il poursuit une série de catéchèses consacrées aux textes du concile Vatican II et, cette semaine, aux paragraphes 53 à 62 de Gaudium et spes.
Une foi appelée à rejoindre la vie réelle
Selon le texte officiel de la catéchèse, prononcée place Saint-Pierre, la relation entre foi et culture trouve sa source dans l’Incarnation : le Verbe s’est fait chair et a habité parmi les hommes. La foi chrétienne ne demeure donc pas extérieure à la vie quotidienne. Elle rejoint les langues, les traditions, l’art, la poésie, la pensée et les sciences.
Le Pape souligne cependant que le christianisme ne s’identifie exclusivement à aucune nation ni à une seule manière de vivre. L’Évangile peut prendre racine dans des cultures diverses, en y faisant grandir la charité, le service et la recherche du vrai, du beau et du bien. Cette ouverture n’implique ni de diluer la foi ni d’approuver indistinctement toutes les pratiques culturelles : elle demande un dialogue éclairé par le Christ.
Comprendre son époque pour transmettre l’Évangile
Le bulletin du Saint-Siège confirme que l’audience s’est tenue le 28 octobre à 10 heures et qu’elle était centrée sur la relation entre foi et culture. Vatican News relève également l’insistance du Pape sur l’accès à l’instruction, aux études supérieures et sur la participation des femmes à la vie culturelle.
Léon XIV refuse ainsi une foi vécue dans l’hostilité envers le monde. Il appelle plutôt les croyants à connaître la manière de penser et de sentir de leurs contemporains. La formation intellectuelle n’est pas un luxe réservé aux spécialistes : elle aide chacun à rendre compte de son espérance avec des mots compréhensibles et à distinguer un véritable dialogue d’une simple adaptation aux modes.
Trois conséquences concrètes pour les familles
Cette catéchèse peut éclairer la transmission à la maison. Premièrement, les questions des enfants sur la science, l’histoire ou la société ne menacent pas la foi : elles peuvent devenir l’occasion d’apprendre ensemble et de chercher des réponses solides. Deuxièmement, les parents peuvent faire découvrir des œuvres, des livres et des traditions qui ouvrent au sens de la beauté et de la dignité humaine. Enfin, le témoignage chrétien gagne en crédibilité lorsque la prière s’accompagne d’écoute, de curiosité et de service.
Le texte conciliaire de Gaudium et spes rappelle que la culture doit contribuer au développement intégral de la personne. Former sa foi et sa pensée ne consiste donc pas à accumuler des connaissances : il s’agit d’apprendre à rencontrer les autres, à discerner et à transmettre l’Évangile dans un langage vivant.
Illustration originale générée par intelligence artificielle : évocation symbolique d’une famille réunissant foi, arts et sciences ; elle ne représente pas l’audience du 28 octobre ni des personnes réelles.
Pour prolonger : découvrir comment l’Évangile s’est transmis dans les langues et les cultures de l’Europe.

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