Juan Torres Torres et dix-neuf compagnons, prêtres d’Ibiza et de Formentera tués en 1936, ont été béatifiés le 17 octobre 2026 dans la cathédrale Sainte-Marie d’Ibiza. Le cardinal Marcello Semeraro a présidé la célébration au nom de Léon XIV. L’Église propose leur témoignage comme un appel à la fidélité et au pardon.
Publié le 19 octobre 2026. Illustration originale générée par IA : évocation symbolique de la mémoire des martyrs, sans représentation de la cérémonie ni portrait des bienheureux.
Une première béatification célébrée aux Baléares
La célébration du samedi 17 octobre est confirmée par le Dicastère des Causes des Saints et par Vatican News, dans son compte rendu du même jour. Il s’agit de la première béatification célébrée dans l’archipel, selon le diocèse.
Le quotidien local Periódico de Ibiza, le 17 octobre, rapporte la présence de familles des nouveaux bienheureux et la lecture de la lettre apostolique autorisant leur inscription parmi les béatifiés. La mémoire de ces prêtres reste ainsi portée par une communauté et par des histoires familiales.
Vingt prêtres tués pendant la guerre civile espagnole
Selon la présentation publiée par le diocèse le 16 octobre, les vingt prêtres ont été assassinés à Ibiza et Formentera entre le 7 août et le 13 septembre 1936, durant les premiers mois de la guerre civile espagnole.
Leur martyre a été reconnu par l’Église comme une mort en haine de la foi, selon l’expression latine in odium fidei. Le dicastère les présente comme des prêtres diocésains engagés dans le service pastoral, notamment en paroisse et au séminaire. Cette reconnaissance ecclésiale concerne leur fidélité au Christ ; elle ne dispense pas d’étudier l’histoire de la guerre et ses violences avec des sources précises.
La fidélité se mesure aussi dans les choix ordinaires
Dans son homélie, rapportée par Vatican News, le cardinal Semeraro a relié leur témoignage aux décisions quotidiennes : pardonner plutôt que nourrir la rancœur, défendre quelqu’un malgré l’incompréhension ou refuser de se taire par commodité. Il a souligné que la fidélité chrétienne s’enracine dans l’amour reçu du Christ.
Le journal local rapporte également l’appel de l’évêque Vicent Ribas à transmettre cette mémoire aux nouvelles générations comme un héritage d’amour. Dans ce récit, le pardon occupe donc une place centrale, sans effacer les souffrances des victimes et de leurs familles.
Une mémoire à recevoir sans esprit de revanche
Notre lecture : honorer les martyrs invite à tenir ensemble la vérité sur les violences et le refus de la haine. Pour les catholiques, leur exemple peut nourrir une prière pour les personnes persécutées aujourd’hui et un examen de nos propres choix : que faisons-nous lorsque témoigner de notre foi devient inconfortable ?
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